Les jeunes Tunisiens sont-ils vraiment plus fainéants que leurs aînés ? Cette idée reçue persiste souvent dans le monde du travail actuel, propagée par une génération qui avait un tout autre rapport à l’entreprise. Cependant, cette perception est loin de la réalité.
La difficile cohabitation des différentes générations en entreprise
Dans le monde de l’entreprise tunisienne actuel, un conflit de générations semble se dessiner entre les jeunes générations (20-30 ans) et les plus âgés (55-65 ans). Le nouveau rapport au travail des plus jeunes déstabilise leurs aînés.
Une génération est avant tout un groupe de personnes qui est né à une même période donnée, qui a grandi et a évolué dans la société en même temps. Bien qu’ils ne soient pas tous identiques, ils partagent des repères et caractéristiques communes. Ce qui n’est pas toujours facile dans le monde professionnel, c’est de faire cohabiter ces générations qui n’ont pas les mêmes modèles de travail et de communication.
Les jeunes ne veulent plus travailler comme leurs aînés
Il est souvent dit que les jeunes ne prennent pas d’initiatives ou qu’ils ne respectent rien. Cela montre bien qu’il y a des difficultés de compréhension entre les attentes des aînés et celles des plus jeunes. Si les jeunes n’ont plus envie de travailler comme avant, c’est parfaitement normal, car notre société et notre environnement évoluent constamment.
Pourquoi cette impression que les nouveaux diplômés sont moins investis ? Les jeunes ont surtout besoin d’être rassurés lorsqu’ils arrivent dans le monde professionnel. Ils peuvent donner l’impression d’avoir confiance en eux, mais n’osent pas toujours demander des conseils à leurs managers par peur de l’échec.
Les managers doivent s’adapter
Il y a donc un défi majeur pour tous les managers afin de fidéliser les jeunes générations. Jusqu’à présent, les entreprises fonctionnaient de manière verticale avec une hiérarchie très marquée. Aujourd’hui, ce modèle ne fonctionne plus. Pour engager la génération Z, il faut aller vers des modèles plus horizontaux.
Cette nouvelle organisation doit transparaître dès l’offre d’emploi, avec une recherche de transparence dans la description des missions et des conditions de travail. Ce qui importe aux jeunes, ce n’est pas de travailler pour une entreprise mais avec une équipe.
Les jeunes Tunisiens ne sont pas moins travailleurs que leurs aînés ; ils ont simplement des attentes et des besoins différents. Pour les fidéliser, les entreprises doivent adapter leur management et leur organisation, en mettant l’accent sur la transparence, la communication et la collaboration. En comprenant et en répondant à ces nouvelles attentes, les employeurs peuvent non seulement attirer, mais aussi retenir les talents de la nouvelle génération.