L’enthousiasme autour de l’IA générative est à son comble, avec des fournisseurs promettant monts et merveilles. Certains affirment qu’il suffit de quelques prompts pour résoudre tous vos problèmes. Cependant, malgré les capacités impressionnantes de l’IA générative, il n’existe pas de solution universelle pour répondre à tous les défis des entreprises. D’autres types d’IA, chacun avec ses propres avantages et inconvénients, peuvent répondre à divers besoins organisationnels.
Malheureusement, beaucoup de fournisseurs exploitent cet engouement pour vendre leurs outils d’IA générative comme des solutions miracle capables de résoudre tous les problèmes. En plus de créer des attentes irréalistes, ces produits manquent souvent de capacités de contrôle, de gouvernance et d’évolutivité, indispensables pour les grandes entreprises.
Pour éviter de faire de mauvais choix, il est crucial de s’informer sur les différents types d’IA disponibles pour chaque type de problème. L’intelligence artificielle peut être divisée en deux grandes catégories.
L’« IA du cerveau droit » pour la créativité
La première catégorie, celle du « cerveau droit », englobe les tâches créatives. L’IA générative en fait partie et a évolué à un rythme vertigineux. Elle est principalement utilisée pour la création de contenu, que ce soit des articles, des images, des fichiers audio, des vidéos ou encore des applications. Cette IA excelle également dans la synthèse de contenu, comme les comptes rendus de réunion, et la traduction multilingue. Elle peut même coder, bien que ce ne soit pas toujours recommandé.
L’« IA du cerveau gauche » pour la pensée rationnelle
En parallèle, l’« IA du cerveau gauche » est essentielle pour optimiser les décisions métier. Elle évalue les situations, prédit les résultats et prend des mesures décisives, soit en collaboration avec les humains, soit de manière autonome dans les cas moins critiques. Cette IA se décline sous plusieurs noms : analyse prédictive, process mining, raisonnement logique, prise de décision en temps réel, etc.
Elle peut recommander un produit à un client, approuver un prêt bancaire, attribuer une déclaration de sinistre à l’agent adéquat ou résoudre des problèmes de service client. Certaines entreprises utilisent ses capacités d’analyse pour automatiser des millions de décisions métier chaque jour, ce qui en fait un élément central de leurs opérations.
Exploiter les deux hémisphères du cerveau
Utiliser l’IA créative (cerveau droit) pour des tâches mieux adaptées à l’IA analytique (cerveau gauche) ou vice versa conduit à des déceptions. Cependant, en combinant le cerveau gauche pour piloter les décisions analytiques et le cerveau droit pour créer du contenu, les entreprises peuvent tirer parti de tout le potentiel de l’IA.
Par exemple, l’IA du cerveau gauche peut analyser les données d’engagement d’un client et fournir des insights en temps réel, tandis que l’IA du cerveau droit peut utiliser ces insights pour créer du contenu ou des offres adaptées. Cette approche collaborative optimise l’expérience client et le potentiel de croissance de l’entreprise.
Vers une bulle spéculative autour de l’IA ?
Alors que l’engouement pour l’IA atteint des sommets, les organisations qui ont investi dans le mauvais type d’IA risquent de devoir repartir de zéro. La désillusion sera grande lorsque la bulle éclatera. Cependant, l’histoire ne s’arrêtera pas là. Nous n’avons encore qu’effleuré le potentiel de l’IA, qu’elle soit créative ou analytique. Les entreprises doivent continuer à explorer et tester tous les types d’IA pour trouver la meilleure combinaison.
Il est crucial de rester prudent et d’examiner avec discernement les différentes promesses de ces IA. Cela permet d’éviter les conséquences d’une éventuelle bulle et de se préparer à l’ère de l’entreprise autonome. En adoptant une approche équilibrée et éclairée, les entreprises peuvent naviguer avec succès entre les promesses et les réalités de l’IA générative et analytique.